Le lancement de l'iPhone 5 n'est pas « formidable » pour tout le monde. L'arrivée d'un nouveau connecteur dock plus petit est un désastre pour le développement durable.
Les rumeurs avaient raison, Apple inaugure avec sa nouvelle génération de smartphone une nouvelle connectique toujours propriétaire et donc loin de répondre à une prérogative de standard permettant de limiter l'impact du terminal sur l'environnement. Le simple constat qu'aucun système Micro-USB de recharge universel est compatible est déjà un premier argument.
Apple : une politique d'addiction pour le consommateur et de gaspillage.
Les Amis de la Terre vont cependant plus loin en criant haut et fort à l'absurdité d'un système. Camille Lecomte souligne que « Apple met non seulement en vente un gadget dernier cri mais impose aussi à ses clients, partenaires et aux producteurs de produits dérivés, une nouvelle donne » prenant ses racines dans une nouvelle connectique rendant le nouveau chargeur de l'iPhone 5 incompatible avec « 183 millions d'iPhone, 73 millions d'iPad et 275 millions d'iPod vendus dans le monde. Il en sera de même pour les stations d'accueil et autres chaînes hi-fi ». La conclusion est rude « Les ressources naturelles s'épuisent et Apple, la plus grande capitalisation boursière de l'histoire des Etats-Unis, se permet une nouvelle fois de les gaspiller pour vendre plus et rendre le consommateur toujours plus dépendant ».
Apple : Une obsolescence programmée de ses produits.
Il ne s'agirait pas d'une première erreur de la part d'Apple puisque selon Camille Lecomte tout porte à croire qu'Apple met en œuvre un développement de produits à la durée de vie limitée.
En deux ans, trois générations d'iPad se sont succedées et six générations d'iPhone en 5 ans. « Ce 12 septembre n'est en réalité pour Apple qu'un nouveau chapitre de sa longue saga sur le thème de l'obsolescence programmée : en 2001, le groupe à la pomme lançait l'iPod dont la durée de vie est limitée à celle de sa batterie, indémontable. Malgré une action en justice aux Etats-Unis, Apple innove régulièrement pour maîtriser la durée de vie ses produits : impossibilité de mettre à jour le système d'exploitation pour les modèles les plus anciens, pièces détachées qui changent à chaque génération » explique-t-elle.
High Tech : Des couts écologiques et sociaux importants.
Ce choix de rendre obsolète des produits et un des vecteurs de croissance de l'économie de la High Tech. Les coûts écologiques et sociaux sont pourtant importants avec une « exploitation massive des ressources, l'extraction de terres rares et minerais dans les pays du Sud », des impacts « sanitaires pour les populations locales », une « surproduction de déchets » et des « pollutions lourdes ».
Camille Lecomte interpelle avec de simples questions « Combien de ces objets tant désirés aujourd'hui finiront dans les 18 mois dans un tiroir comme 37 % de nos portables voire pire dans nos poubelles. Combien de temps les populations d'Afrique impactées par l'extraction minière nécessaire à ces technologies vont-elles encore supporter de voir leur environnement détruit, leurs cours d'eaux et leurs sources contaminées ? »
Des solutions existent : Interdire l'obsolescence programmée et valoriser la réparation.
Les Amis de la Terre soulignent que des solutions existent. Ils mettent en avant l'idée d'une «loi pour allonger la durée de garantie de 2 à 10 ans sur les biens de consommation [...] et imposer aux producteurs de mettre sur les marchés des produits réparables et de garantir la mise à disposition des pièces détachées pour faciliter la réparation dans les 10 années suivant l'achat d'un bien » ou encore « soutenir les réparateurs et valoriser leur savoir-faire « .
Et vous, qu'en pensez-vous ? Le consommateur est-il également responsable avec son acte d'achat ?
Source: http://www.ginjfo.com

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