Zoom : La Toshiba Folio 100, bonne ou mauvaise affaire ?: "

La Folio 100 commence a devenir une dame assez âgée sur le marché des tablettes au regard de sa date de sortie de 2010. Elle embarque pourtant un matériel équivalent aux engins les plus chers du marché qu ivont arriver d’ici peu avec un processeur Tegra2, un écran capacitif et une connectique assez complète. Grosse différence ? Le prix, on trouve désormais cette Folio 100 à moins de 300€, un tarif qui laisse réflechir et parfois douter… Alors la Folio 100, bonne ou mauvaise affaire ?
Une drôle d’histoire et une belle leçon pour moi que cette Folio 100 de Toshiba. Il n’y a pas si longtemps je publiais un papier suite à l’offre de remboursement de la marque concernant cette tablette. Je pensais que les 70€ de remise consentis par Toshiba étaient là pour écouler un stock existant avant que la marque ne passe à autre chose.
Il faut dire que j’avais eu la tablette en test il y a quelques temps et que le prototype n’était vraiment pas abouti : Ecran désagréable, interface tactile balbutiante, déconnexions intempestives… L’engin était tellement énervant que j’avais décidé de ne pas le tester au final en me disant que j’aurais tout le temps de prendre en main une version définitive plus tard.
Et il est arrivé ce qui arrive avec les idées reçue, l’expérience passée, que se soit la sienne ou celle d’un autre lue sur le net, finit pas s’ancrer comme un souvenir fiable. Là où l’on s’était promis de retenter l’expérience on fini par trouver plus confortable, plus facile, de rester sur sa première idée. C’est d’autant plus vrai que si l’on peut s’attendre à ce qu’une personne change, on a du mal à croire qu’un objet puisse avoir une deuxième vie.
Et c’est pourtant ce qui est arrivé à la Folio 100 de Toshiba. A ma très grande surprise la tablette que j’ai connue il y a quelques mois n’a plus rien à voir avec celle d’aujourd’hui. Il faut dire que derrière l’électronique embarquée il y a une âme dans ces objets, un système d’exploitation qui peut quand à lui, évoluer.
Caractéristiques constructeur.

Toshiba Folion 100
- Matériaux : ABS
- Dimensions : 281 x 181 x 14 mm
- Processeur : Nvidia Tegra 250 double coeur cadencé à 1GHz
- Mémoire vive :512 Mo DDR2
- Stockage : 16Go SSD
- Affichage : 10.1” en 1024 x 600 à rétro éclairage LED Brillant
- Type de dalle : TFT type TN
- Tactile : Capacitif multipoint 4 contacts
- Réseaux: WiFi 802.11b/g/n, Bluetooth 2.1 + EDR
- Connectique : Combo sortie casque entrée micro, Lecteur SDHC, 1 Port USB 2.0, 1 port Host MiniUSB, port HDMI
- Senseurs : Accéléromètre
- Audio : Audio HD, paire d’enceintes stéréo en façade 2 x 0.5 watts , microphone, bouton de volume
- Webcam Frontale : 1.3 mégapixel
- Batterie : 1020 mAh, 3.7v, 22.6 Whr
- Poids: 760 grammes
- Système d’exploitation : Android 2.2
- Prix : 399€ prix public. moins de 300€ avec les offres actuelles
- Disponibilité : Disponible
Public Visé
Toshiba a pensé sa tablette pour le lancement de l’engin à la fin de l’année 2010. Pratiquement seul sur le marché des tablettes 10″ capacitives à l’époque, il se jette dans l’aventure avec pratiquement le même materiel que son Smartbook AC100. La présence d’un Tegra 250 double coeur de Nvidia qui est et reste une des puces les plus prisées par les fabricants en 2011 montre la volonté de la marque de voir plus loin qu’une offre opportune pour contrer l’iPad et la Galaxy Tab pour les fêtes.
Pour autant je ne suis pas sur que le public pouvant trouver un interet à cette tablette soit aussi large que cela mais j’y reviendrais pour la conclusion.
Carcasse et poids.

Principalement construite en matériaux plastiques, la tablette ne bénéficie pas d’une finition extraordinaire ni de fioritures designs extravagantes. Sobre, fonctionnelle et efficace cette machine ne joue pas sur un côté esthétique pour séduire mais bien sur ses capacités embarquées.

Le dos de l’engin est en ABS noir uni légèrement granulé, un bon choix pour maintenir la tablette bien en main. La face avant est évidemment brillante et reflète assez fortement la lumière environnante. Le contour de la tablette est en plastique »argenté »mais l’engin n’est pas du tout conçu en métal.


L’engin pèse 747 grammes, soit 13 de moins que ce qu’indique Toshiba sur ses fiches techniques. Un poids pas si anodin que cela au bout d’un moment lorsque l’on cherche à lire avec la tablette.
Mais le plus gros point noir de l’encombrement global de la tablette vient du kit d’alimentation proposé par Toshiba. La volonté de limiter les frais se fait ici cruellement sentir puisque la tablette se retrouve avec un équipement identique à celui des netbooks de la marque. La solution complète de Toshiba passe donc d’un poids de tablette encore relativement contenu à une solution de presque 1.1 kg avec son chargeur.


Ce choix d’une prise tripolaire quatre fois plus épaisse que la tablette de 14 mm est inexplicable. L’avoir accompagnée d’un câble et d’un transformateur aussi gros ne rend pas hommage aux efforts de compacités obtenus par les ingénieurs de Toshiba. C’est d’autant plus étonnant que la concurrence offre des solutions vraiment plus compactes et réfléchies.
Le problème posé par ce choix n’est pas seulement une question de poids même si le recours à une tablette peut s’expliquer par la volonté de balader un engin léger, mais aussi une évidence lorsque l’on cherche a caser ce type de matériel dans un sac. La prise tripolaire ne doit surtout pas se retrouver au dessus de votre écran sous peine d’en venir à bout au moindre choc. Cela oblige par exemple a emballer votre tablette 10″ dans une pochette de 12 ou 13″ pour séparer efficacement la tablette de son kit de chargement. La prise non coudée est aussi étonnante sur un engin de ce type. Le jeu provoqué par le levier qu’elle propose sur la prise interne de la tablette à des chance d’en venir à bout à long terme. La conclusion qui s’impose face à ses choix est double, si il y a une raison au tarif intéressant de l’engin, on la retrouve dans ce genre de détail. Il faudra donc réserver cette tablettes aux gens soigneux, attachés à protéger leur investissement. Si vous avez l’habitude de remplir votre sac au dernier moment en jetant tout dedans, passez votre chemin ou n’emportez pas votre chargeur…
Encombrement.

Avec ses bords assez larges, l’appareil ne parait pas être des plus compact, c’est cependant un format assez pratique et convaincant au quotidien. L’encadrement plastique qui vient coiffer une partie de la façade est finalement assez bienvenu puisqu’il évite de salir en permanence la dalle de l’écran.


En comparant la Folio 100 à l’iPad on s’aperçoit que Toshiba a fait de gros efforts de compacité et d’intégration. On se rend compte assez vite que les 14 mm d’épaisseur de la tablette n’ont pas a rougir de la concurrence.


Le format 16:9 de l’écran 1024 x 600 pixels diffère du 4:3 de l’iPad mais a bien y regarder la différence de bords n’est pas si énorme. Elle est certes en défaveur de la Folio 100 mais il faut la replacer dans le contexte de son prix.
Connectique

Complète, la connectique de la Folio 100 est un argument clé de l’engin : De gauche à droite on retrouve la prise d’alimentation et la double prise casque-micro au format jack. Si vous ne possédez pas de casque micro vous pourrez bien sur tout de même écouter de la musique avec un casque au format jack tout ce qu’il y a de plus standard.
Derrière un cache en plastique on trouve les 3 ports surtout utilisés en situation sédentaire : Le port HDMI pour basculer l’affichage vers un affichage externe comme un téléviseur avec un simple câble. On retrouve également 2 ports USB, un au format habituel en 2.0 qui permet par exemple de brancher une clé USB ou un caméscope de poche. Un second en MiniUSB HOST qui pourra quand à lui se connecter à des appareils plus passifs pour y puiser des informations : téléphone, appareil photo. Un vrai plus pour la tablette qui reste assez discret en situation de mobilité caché derrière sa protection en plastique.


Le reste est assez sommaire avec au dessus de l’engin le bouton de démarrage suivi des boutons de volumes légèrement en reliefs qui tombent bien sous l’index lorsque l’on coince la tablette entre ses deux paumes. Sur le côté opposé au ports on découvre le loquet qui empêche la rotation de l’écran et enfin sous l’appareil du connecteur pour la brancher sur son dock non livré par défaut.
Webcam et micro embarqué.

Pas de miracle à ce niveau, c’est une solution typique de ce genre d’engin : Une webcam 1.3 mégapixel avec optique fixe suffisante pour faire quelques clichés de vous mêmes et, avec un peu d’ingéniosité et de savoir faire, des clichés d’objets pour se dépanner en cas de besoin.

C’est aussi une solution pour faire de petits films que l’on pourra ensuite envoyer par email facilement depuis Android : La qualité n’est pas formidable et les couleurs souvent trop saturées mais le but de ce type de webcam est plus de faire passer de l’information que de jouer à l’apprenti réalisateur. Le contrat est donc assez bien rempli et le petit micro embarqué est suffisant pour envoyer en un tournemain un message sur le web.
Interface Android


La manipulation du système Android nécessite le recours à des boutons standards : Recherche, retour, menu principal et options. Ceux-ci sont donc matérialisé par des zones tactiles en dehors de l’écran sur la droite de l’appareil. Si la première version de la tablette que j’avais eue ne m’avait pas semblé très réactive et nécessitait souvent plusieurs pressions pour activer ces menus. Cette nouvelle tablette de série est beaucoup plus convaincante. Je n’ai pas eu a me plaindre de la réactivité de ces boutons qui s’éclairent apres chaque préssions.
Détail agréable car lorsque l’engin se charge de beaucoup de programmes de manière simultanée, il arrive que la réactivité de la tablette ne soit plus immédiate. Auquel cas savoir que l’opération demandée a été effectuée, à savoir un retour sur l’écran d’accueil ou à la page précédente, est un vrai plus. Chaque pression enregistrée éclairant son bouton brièvement, on ne répète pas les ordres de façon inutile sur la tablette, ce qui évite de l’affoler.
Affichage et réactivité tactile

L’affichage de la Folio 100 me pose un réel problème : C’est en effet une tablette qui dispose d’un écran qui ne peut pas obtenir le moindre éloge et qui, pourtant, fini par obtenir de bons résultats.
Comme je vous le dit en introduction, ce qui m’amène a tester à nouveau cet engin c’est le double constat de son importante baisse de prix puisqu’on le trouve désormais sous la barre des 300€ mais aussi son évolution logicielle que je détaillerais plus explicitement dans la suite de ce test. Hors aucun de ces deux élément ne peut améliorer l’affichage de la Folio 100.


Toshiba a choisi en effet de livrer avec cet engin un écran de type TN aux angles de vision très, très (très) courts. Cela veut dire que si vous ne tenez pas la tablette d’une manière ou d’une autre presque parfaitement face à vous, l’image se voile très rapidement et devient illisible. Plus l’angle se rapproche d’un affichage parallèle à votre vue, meilleure est l’image.


Ce choix d’une dalle TN s’explique probablement pour des raisons d’économie. Un écran IPS coûte cher, très cher et aurait surement poussé Toshiba a proposer l’engin au tarif d’un iPad lors de sa sortie. Il existe pourtant des écrans de ce type ne présentant pas des angles aussi fermés et probablement pas aussi chers qu’une dalle IPS ou Super AMOLED. Ce choix de Toshiba a été la source de la plus mauvaise publicité possible pour l’engin. Un choix qui a ruiné à néant les efforts marketing de la marque pour lancer cette tablette.
Il est vrai que lorsque vous n’êtes pas prévenu de ce défaut et que vous ouvrez la boite de votre tablette, dés le premier allumage vous vous demandez si vous n’avez pas en main un modèle défectueux. Il peut sembler étonnant de demander une plus grande ouverture des angles de vision sur une tablette mais c’est oublier notre quotidien fait d’objets non numériques. Lorsque l’on lit le journal par exemple, ou que l’on regarde l’image d’un livre il arrive fréquemment que l’on positionne l’objet loin de l’angle parfait pour une lecture confortable. Cela arrive tout le temps dans les transports public, lorsque l’on pose l’objet sur une table pour lire ou simplement parce que tenir un pavé dans 2 mains sans les bouger crispe rapidement la position du lecteur.

C’est d’autant plus dommage que l’écran une fois positionné dans le bon angle se révèle tout à fait satisfaisant. Sans atteindre la qualité d’un écran IPX comme celui de l’iPad, il ne fourni pas de vrais noirs mais bien souvent des gris foncés, mais reste très confortable en lecture de vidéos, pour visionner des photos et même lire du texte. Le format 16:9 se prête très bien à la vidéo et élimine une partie des bandes noires présentes sur un format 4:3.
Pour la lecture numérique de n’est pas toujours forcément adapté mais le moteur d’Android 2.2 parvient toujours a zoomer de façon efficace l’image que l’on veut afficher dan l’écran.
Le plus gros changement qu’a permis cette évolution des logiciels et du systeme mis à jour par Toshiba est sans conteste
Rendu Sonore, Micro.

La double paire d’enceintes en façade est unique, il ne s’agit pas de modèles haut de gamme et leurs 2 fois 0.5 watts éclaire d’emblée sur les performances possibles d’un tel système en volume sonore. Cependant dans la lecture de film c’est autrement plus satisfaisant que la simple enceinte mono de la plupart des tablettes ou même que la solution de l’iPad.
Au casque la qualité du son est très standard et le signal véhiculé par la prise HDMI est correct. Le micro permet d’enregistrer des mémos sonores ou une bande audio pendant une vidéo sans aucune volonté de véritable qualité : Il s’agit plus d’enregistrer un message, une note vocale qu’autre chose. Mais le discours est toujours compréhensible même si une forte ambiance sonore a tendance a parfois étouffer la clarté du rendu.
Sans-Fil.

Si la première version de la Folio 100 était médiocre au niveau de son signal Wifi, cette nouvelle ROM a réglé la totalité des problèmes rencontrés auparavant. Le signal capté est très bon et ne saute pas même en déplacement. Il est donc possible de véritablement balader l’engin dans la maison sans perdre le fil d’une vidéo Youtube ou télécharger un document assez lourd en une seule fois. Le travail accompli par Toshiba change donc complètement la donne avec cette nouvelle ROM, d’un engin pratiquement condamné à une position fixe à ses débuts, capable de se déconnecter 3 ou 4 fois en une heure sans raison d’un réseau wifi pourtant stable, on est passé à un engin très compétent sans fil.
Autonomie.
Le prototype que j’avais reçu était médiocre : de 3 à 3H30 d’autonomie grand maximum. Ce modèle commercial avec sa mise à jour dépasse les 5H30 d’autonomie wifi allumé. En laissant la tablette sur le réseau avec une luminosité normale, l’engin permet de rester connecté pendant 5H36. En éteignant le Wifi on gagne encore une grosse demie heure avec ma batterie neuve. On est certes en dessous des 7 heures promises par Toshiba mais l’autonomlie fini par être plus qu’acceptable.
A noter qu’il est possible d’ouvrir le dos de l’appareil sans trop de difficultés et d’accéder à la batterie Toshiba installée. Il est donc possible que dans 2 ou 3 ans, lorsque celle-ci sera fatiguée d’une utilisation intensive, vous puissiez la remplacer vous même. Comme vous le feriez pour un téléphone portable.
Applications et performances.


D’un point de vue performances, l’engin dispose tout simplement du même moteur que les machines qu’on vous promet entre 600 et 900€ pour cette année : Le Tegra 250 de Nvidia. Elle à certes moins de mémoire que les modèles les plus haut de gamme avec 512 Mo seulement. Ce qui vous oblige a « tuer » des applications régulièrement puisque la machine souffre un peu lorsque trop d’entre elles sont ouvertes en multitâche.
Hormis cela la réactivité de l’engin est exemplaire : L’interface réagit comme un charme avec cette mise à jour, l’écran capacitif est bien mieux reconnu et la tablette ne manque pas d’obéir à vos ordres : Les applications profitent maintenant avec Android 2.2 de l’accélération graphique proposée par la tablette. Non seulement pour la vidéo, c’était déjà le cas avec les anciennes version du système de Toshiba, mais aussi avec les navigateurs embarqués, le flash, les images mais aussi les PDF et autres affichages à l’écran.

Et cela change toute l’expérience de la tablette. On retrouve un défilement fluide des pages Web qui se chargent en totalité avec flash, scipts et autres joyeuseté. vous pouvez avoir sous le navigateur par défaut ou Opéra préinstallé, des pages similaires à celles que vous affichez sur votre ordinateur de bureau.
Les vidéos Youtube passent sans problème en streaming et en plein écran. Si l’affichage reste un 1024 x 780, le Tegra 2 sera pour autant capable de déchiffre sans soucis du 720 ou 1080p et le re-travailler en temps réel pour qu’il s’affiche correctement dans la résolution de l’écran. Ce « Downscaling » très propre est évidemment, absent lorsque vous exploitez la prise HDMI pour envoyer le signal vers un téléviseur. La tablette se positionne donc comme un vrai accès aux vidéos streamées en flash comme aux vidéos HD locales.
Attention cependant, le logiciel de lecture de vidéo de Toshiba n’est pas un expert en lecture multiformat. Il est parfaitement à l’aise avec certains mais reste incapable d’en lire d’autres. Il faudra jongler avec d’autres lecteurs pour arriver à ses fins ce qui ne sera forcément de tout repos. Autre point noir, qui n’est pas de la faute de la tablette, si les vidéos Youtube, Viméo ou Dailymotion sont lues sans soucis, des sites comme M6Replay limitent l’accès à la vidéo de la tablette. On vous explique en page d’accueuil que la vidéo n’est pas disponible pour votre tablette. Par contre il est parfaitement possible de regarder Arte +7 en streaming en direct dans une qualité correcte.

Pour d’autres applications plus quotidienne comme la veille de flux RSS avec Pulse ou la lecture de fichiers PDF la tablette se comporte parfaitement bien. On retrouve la souplesse du défilement proposée par le Tegra 250.

Cette petite puce a en elle le même potentiel que ce que nous ont présenté les autres tablettes lors du MWC ou du CES : capacités 3D, accélération 2D et lecture vidéo HD. Le soucis vient de l’absence de market Google car si le Toshiba Place est logiquement accessible avec la machine, il n’est guère fourni en comparaison de celui officiel d’Android.
Point de vue jeux, par exemple on aimerait retrouver la Tegra Zone de Nvidia pour exploiter des titres pour la puce de l’engin. Le Toshiba Place est maigre et les quelques titres disponibles ne sont pas merveilleux. Je ne comprends pas pourquoi les éditeurs ne proposent pas systematiquement leurs titres sur un maximum de plates forme, cela étoufferait le beoin de se procurer leurs applications d emanière, dison, alternative.
Un logiciel comme Pulse par exemple est gratuit. On a donc pas trop de scrupules à le trouver facilement sur le net et a le télécharger sur la machine. Pour cela il suffit de taper « pulse .apk » dans Google et on trouve une foule de sites stockant l’application. On la télécharge par exemple sur la carte SD de l’appareil et on l’exécute depuis l’explorateur de fichiers de Toshiba. Rien de plus simple, tellement simple que l’envie vient vite de pianoter sous Google le nom de ses jeux Android préférés…
Conclusion.

Alors que penser de cette tablette ? Proposée à moins de 300€ avec les offres promo du moment, c’est un engin qui pourrait convenir à mon avis à 2 type de personnes. D’abord il convient d’être sur d’avoir besoin d’une tablette parce que même en dessous de 300€ l’engin est tout de même positionné au dessus de la moyenne des netbooks de même diagonale.
Si votre choix est déterminé, je viserais 2 publics potentiels. Les utilisateurs d’un internet « minimalistes ». Certains seniors émettant le souhait de pouvoir surfer facilement sur le web : horaires de train, météo, programme télé, etc. Avec une page Android de raccourcis vers leurs sites préférés et une autre vers les services sous forme d’icônes, on peut trouver là une utilisation pratique de la tablette. Les fonctions vidéo et photos, la lecture des films familiaux stockés en mode privé sur Viméo et envoyés sur le réseau seront des usages accessoires intéressants. Ce n’est qu’un exemple et d’autres catégories d’utilisateurs « basiques » de l’engin pourraient y trouver leur compte.
A l’inverse, les utilisateurs les plus expérimentes seront surement ravis de pouvoir jouer avec des ROM alternatives, de télécharger des applications et chercher a transformer cette tablette en imbriquant des fonctionnalités comme on imbrique des Lego. Des gens, beaucoup de gens, travaillent sur des portages intéressants pour cette tablette et certaines ROM sont impressionnantes et certaines ouvrent un accès au Market d’Android.
Entre ces 2 extrêmes, si vous prenez bien conscience des problèmes de cette tablette ( Ecrans aux angles médiocres, inaccessibilité au market Google officiel, chargeur encombrant) cette tablette premier prix sous Android 2.2 pourra vous rendre beaucoup de services d’un point de vue surf, lecture vidéo ou de documents texte et même comme cadre photo en puisant directement dans votre appareil photo. Avec une autonomie correcte et un Wifi agréable, c’est un excellent compromis aux engins souvent hors de prix qui s’annoncent.

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