Alors qu’Android continue de grignoter chaque jour des parts de marché à Apple, RIM (Blackberry) et Nokia, et que les analystes évoquent qu’Android pourrait dépasser iOS en 2012, deux informations la semaine dernière chez RIM et Nokia font s’interroger sur une intégration d’Android sur ces plate-formes.
Tests en cours pour RIM
Mercredi soir dernier, Boy Genius Report relayait l’information en indiquant qu’elle provenait de “sources sûres”, reprise depuis par Engadget. Le canadien RIM serait actuellement en phase de test pour faire fonctionner sur son nouveau système QNX une machine virtuelle Java. La raison officielle invoquée est de pouvoir mettre à disposition de nouvelles applications professionnelles développées en Java sans obliger les entreprises à devoir les redévelopper.
QNX, racheté en avril 2010, est le système qui équipera la future tablette de RIM, le PlayBook et à terme devrait devenir le remplaçant de Blackberry OS (le système actuellement utilisé sur les smartphones Blackberry). Mais RIM considérerait actuellement, parmi toutes les options, l’intégration de la machine virtuelle JAVA “Dalvik” qui équipe les terminaux sous Android. Si l’information était confirmée et les tests concluants, cela signifierait que les applications développées pour fonctionner sous Android seraient plus faciles à porter et à faire fonctionner sous les terminaux Blackberry équipés de QNX. L’autre question est de savoir si RIM développera seul la mise en oeuvre et l’intégration de Dalvik ou si Google et RIM négocieront un accord pour assurer une compatibilité des applications. Si la seconde option est moins probable, la première est plausible et possible puisque Dalvik est Open Source.
Cette information vient faire écho à l’information donnée par l’analyste Mark McKechnie de Gleacher & Co à ses clients dans une note parue dans Fortune en décembre 2010 et citée sur Barron’s (The Wall Street Journal Digital Network). Cette note indique que McKechnie pense que RIM songerait à offrir une compatibilité des applications Android pour sa prochaine tablette PlayBook. Si RIM réalisait cela correctement, McKechnie pense que ce serait un véritable succès à condition de limiter les problèmes de performance notamment.
Nul doute que si cela se concrétise, RIM pourrait compter sur la communauté de développeurs Android pour enfin étoffer son catalogue d’applications.
Nokia “doit changer vite” pour rester numéro 1
C’est en tout cas l’aveu même du PDG du finlandais Nokia, Stephen Elop, lors du dévoilement jeudi dernier de ses résultats annuels. Toujours numéro un mondial et n’ayant toujours pas comblé ses faiblesses pour accéder au marché du smartphone, Nokia voit de plus en plus se rapprocher ses concurrents : LG, Samsung, Apple et Blackberry qui occupent le podium du TOP 5 mondial. Et pour conserver sa position de numéro 1, chahutée par l’arrivée de mobiles équipés notamment d’Android dans le créneau du milieu de gamme où Nokia avait su encore rester ultra dominant, il faut réagir vite. Stephen Elop, fraîchement arrivé à la tête du finlandais, doit tenir une réunion des investisseurs le 11 février à Londres pour dévoiler la nouvelle stratégie du groupe.
Selon lui : « En plus de l’expérience et des appareils que nous devons bâtir, il nous faut catalyser ou joindre un écosystème concurrentiel ». Cette phrase fait-elle référence au nouveau système Meego, développé en partenariat avec Intel et qui doit remplacer l’OS maison Symbian ? Symbian est en effet vieillissant et est délaissé par les développeurs d’applications mobiles. Ou fait-elle référence à un OS existant, inconnu du grand public, ou évoque-t-elle plutôt l’option Android, qui permettrait à Nokia de pouvoir respirer plus rapidement avec un système déjà fonctionnel et un catalogue d’applications disponibles ?
Pour l’instant, aucune information n’est venue confirmer la direction prise par Nokia. Si cette éventualité était retenue, cela reviendrait à nier l’utilité d’une partie des 3 milliards d’euros investis chaque année en recherche et développement (l’équivalent du budget de Google et Apple réunis pour la R&D).
La suite du dossier est à suivre le 11 février pour en savoir plus sur l’électrochoc qu’apportera ou non la future stratégie du finlandais.
"
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire